Publié le 12 janvier 2016 Par Yoomap

Jean-Charles Guillet entreprise Total

Après plus d’un an d’utilisation du SURM, Total a décidé d’organiser son premier Innovathon Yoomap.

Jean-Charles Guillet, responsable gouvernance de l'innovation à la Direction Innovation de Total Marketing et Services, raconte.

Demo open innovation

Quelles étaient vos motivations pour adopter le SURM ?

Lorsque nous avons rencontré Yoomap au printemps 2014, nous avions justement identifié la problématique particulière de la gestion des relations avec les start-up. Nous disposions d’un annuaire de start-up déjà conséquent, mais sans véritable uniformisation des informations, et surtout sans gestion/formalisation des besoins des métiers de la maison Total. Il arrivait même que des jeunes pousses soient en contact plus ou moins avancé avec différentes entités internes : peu efficace… et peu flatteur en termes d’image. La proposition de Yoomap arrivait donc à point nommé.

Quelles fonctionnalités utilisez-vous le plus ?

La base de donnée de start-up est bien sûr au cœur du système : nous y avons déjà inscrit près de 200 entreprises qualifiées, c’est-à-dire déjà rencontrées par nos soins, avec un contact clairement identifié, et une offre détaillée. Côté métiers, ils utilisent de plus en plus l’outil de formalisation des besoins, indispensable pour que le « matching » avec les start-up s’opère efficacement : en un an, nous sommes passés d’une cinquantaine d’utilisateurs à plus de 150 (nous ouvrons l’accès au SURM sur demande), et une trentaine de besoins « actifs » sont précisément décrits en ce moment. Enfin, le suivi des projets/pilotes/démonstrateurs en cours avec les start-up, est très apprécié.

Après 15 mois d’utilisation, quels conseils pouvez-vous partager sur l’usage du SURM ?

D’abord rappeler qu’il faut un peu de patience : environ un an pour que les métiers commencent à s’approprier l’outil. Mais surtout que l’animation de cette communauté est indispensable. Nous avons donc créé un poste de « community manager » qui maintient le lien avec les métiers, s’assure de la mise à jour de la base de start-up, rédige une newsletter... Il faut aussi faire un peu de communication : nous avons ainsi baptisé toute la démarche « Adopte une start-up », ce qui nous a d’ailleurs valu une récompense commune de l’IE-club (Total et Yoomap sont « Binôme 2015 » de « l’Observatoire de la Relation Grandes Entreprises + PME Innovantes »). Enfin, ne pas oublier que les innovations réussies reposent essentiellement sur l’humain (compétences, complémentarité, états d’esprit compatibles…), il me paraît donc essentiel de mixer le virtuel (le SURM) avec des événements réels. C’est pour cela que nous avons récemment testé l’offre Innovathons de Yoomap…

Autour de quelle problématique ?

 Sur notre propre « offre » interne pour commencer (et expérimenter !). Il s’agissait de donner un nouveau souffle à la Direction Innovation : de nouveaux outils, de nouvelles recettes pour accompagner les métiers de Total vers demain.

Challenge Yoomap TotalConcrètement comment s’est déroulé cet Innovathon ?

Formidablement ! La cinquantaine de participants choisis (essentiellement parmi nos « correspondants innovation » au sein de la branche Marketing & Services), ont d’abord déposé des idées sur la plate-forme temporaire dédiée à l’événement. Pendant trois semaines, ils ont pu discuter, argumenter, convaincre… et enfin voter en ligne pour élire 3 idées à creuser. Ces concepts ont ensuite été transformés en projets potentiels (réalistes et réalisables donc) lors d’un atelier intensif de deux jours, auquel participaient également un coach externe, et des « challengers » experts de Total. Un jury final (auquel étaient invités des managers d’autres grands groupes comme Safran) a enfin désigné l’innovation lauréate.

Pouvez-vous la partager ?

Elle répond à une problématique spécifique : la duplication d’innovations métiers issues de nos filiales, vers d’autres pays et/ou d’autres métiers. L’équipe gagnante a donc imaginé un dispositif ad hoc, une sorte « d’Innovation Factory » en charge de la formalisation, puis de la mise à l’échelle de la Branche des bonnes idées (découvertes grâce à une communication déjà en place : l’élection trimestrielle de la meilleure innovation au sein de la Branche M&S).

Quel bilan tirez-vous de ce premier Innovathon ?

La dynamique fonctionne parfaitement. Les participants ont bien compris et intégré les méthodes de travail issues des start-up. Yoomap nous a donc aidés à initier une « spirale vertueuse » qui se traduira notamment par la réalisation d’autres Innovathons… mais dans les métiers cette fois.