Publié le 10 mars 2016 Par Yoomap

Pascal Poulhe

La R&D d’EDF, en charge de la démarche Open Innovation pour le Groupe, utilise le logiciel Open innovation SURM Yoomap depuis mi-2015, notamment pour connecter ses équipes de « sourcing » international, basées en Californie, à Londres, et à Pékin.

Retour d’expérience avec Pascal Poulhe, Open Innovation Manager à la R&D d’EDF.

Demo open innovation

Comment utilisez-vous la plateforme Open Innovation SURM ?

Notre démarche s'appuie sur 2 fonctions-clés : d’une part détecter, qualifier, et « partager » les start-up innovantes dans les 4 écosystèmes internationaux où nous sommes présents ; et d’autre part animer la relation avec les business units du Groupe EDF. Il s’agit in fine d’identifier les besoins et tendances de leur métier pour leur présenter les start-up pertinentes. Ces missions sont assurées dans ce réseau de bureaux internationaux, chacun contribuant aux attendus des autres.

Nous avons donc modélisé ces deux activités dans notre SURM et la plateforme est devenue l’outil de travail quotidien de nos équipes (une petite vingtaine de personnes). A terme, 30 à 50 référents Open Innovation au sein des métiers viendront s’y connecter pour accéder à notre « deal flow » en autonomie et "poster" directement leurs besoins. Nous imaginons aussi un second rang d'utilisateurs, plus opérationnels, plus près des "uses cases" réels. Nous travaillons d’ailleurs déjà avec certaines équipes de cette façon.

Côté chiffres, nous détectons environ 400 start-up par an, dont un gros quart rencontre les métiers. Une quarantaine va ensuite au bout du processus avec un démonstrateur ou un pilote. Notre SURM compte aujourd’hui plus de 2000 start-up.

 

Quels sont les bénéfices opérationnels du SURM pour vous ?

D’abord les avantages intrinsèques au côté « cloud » : process unifiés, partage collaboratif de données, mise à jour en temps réel, utilisation asynchrone (très utile à l’international, car il est parfois difficile d’organiser des réunions avec 12h de décalage horaire !)…

Ensuite, la spécialisation Open Innovation de la plateforme, qui permet un suivi opérationnel efficace : nos jeunes pousses sont notamment qualifiées avec un corpus d’une centaine de mot clés, construit spécifiquement chez nous, et garantissant un "langage" commun entre nos équipes internationales. De plus toutes les interactions sont historisées dès les premiers contacts. Chacun connaît ainsi le stade de la relation avec la start-up et les metiers, ou encore l'expression d'un besoin spécifique, et peut en tirer bénéfice immédiatement dans sa zone géographique (benchmarks, relations avec les métiers locaux, sourcing ciblés). Les outils de traitement (comme le requêteur intégré, la recherche plein texte ou l'analyse sémantique)  facilitent et accélèrent l'exploitation de cette base d'informations, ce qui reste la finalité primordiale.

Enfin, c’est un véritable outil de pilotage de notre activité : l'analyse des mots-clés nous permet par exemple de vérifier que le sourcing correspond à nos axes stratégiques, et les statistiques "de base" nous renseignent sur la performance globale du dispositif.

 

 Quels conseils pouvez-vous donner pour tirer le meilleur de son SURM ?

 D’abord avoir une idée claire des processus que l'on veut modéliser – you got what you give.... – sans chercher non plus l'ultra-precision : il faut un cadre de travail délimité pour se focaliser sur les "gros cailloux". Si possible (cela dépend de l'appétence de chacun), s'impliquer dans la parametrisation du SURM pour mieux appréhender ses possibilités fonctionnelles, ce qui facilite naturellement l'efficacité de la relation avec Yoomap.

Ensuite, ne pas croire que la mise à disposition de l’outil suffit à en générer l’usage. Un SURM est en réalité une communauté : il faut donc l’animer, à la fois pour que le processus imaginé soit concrètement à l'œuvre (et corriger si nécessaire) mais aussi continuer à faire évoluer l'outil au plus près des besoins de ses "clients" ; il faut aussi envisager rapidement de faire croitre cette communauté en dehors des spécialistes de l’open innovation, notamment chez les métiers, et pourquoi pas, auprès du top management.

Enfin, ce n’est pas un outil « set and forget » : il me semble qu’il est important de se créer des métriques (à la fois fonctionnelles, comme par exemple la qualité de la collecte des données, et stratégiques comme l'adéquation sourcing-besoins exprimés) afin de s’assurer du bon fonctionnement de la démarche d'ensemble et d'une contribution forte du SURM, et in fine des résultats concrets qui en découlent en termes de transformation de l'entreprise par l'innovation.