Publié le 23 août 2016 Par Yoomap

Innovation participative

A quoi ressemble la boite à idées du 21ème siècle: A une plateforme innovation participative ? A un espace dédié sur le réseau social d’entreprise? A un Innovathon d’une journée? À un challenge open innovation sur quelques mois?  Faut-il thématiser les réflexions ou plutôt ratisser large? On vous dit tout sur la récolte et le management des idées. Découvrez le Système de Management des Idées Yoomap

Récolte en continue : la fausse bonne idée ?

Un espace numérique dédié au dépôt et à la discussion des idées des membres de la communauté semble à première vue la transposition naturelle de la bonne vieille boite à idées : disponible 24h/24, interactif, participatif, motivant… « C’est effectivement tentant, admet Richard Biquillon, PDG de Yoomap, mais on tombe souvent dans des situations extrêmes : un espace quasiment vide, ou à l’inverse un foisonnement non maitrisé d’idées ». Les deux peuvent d’ailleurs se succéder, façon « feu de paille ». Même lorsque le système perdure sans animation, se posent encore des questions de management : qui passe les idées en revue ? qui regroupe celles qui se ressemblent (se complètent, se succèdent) ? et qui décide de celles qui méritent un projet ?

Demo open innovation

Cadrer sans tuer la créativité

Première chose à faire donc : encadrer la démarche en fonction des enjeux, des besoins, et du timing de l’entreprise. « Il est tout à fait possible d’être créatif tout en respectant certaines contraintes. C’est même une bonne méthode d’idéation » rappelle Richard.

Ainsi la chasse aux idées s’avère-t-elle plus efficace lorsqu’assortie :

  • d’un thème (un métier, une technologie, une fonction, une application…) ;
  • d’un délai ;
  • et d’un incentive (réalisation du meilleur projet, prime, learning expedition, etc.).

En jouant sur ces trois critères (et avec un peu de créativité), c’est tout un champ d’idéation qui s’offre aux responsables de l’innovation : challenges mensuels à thème via la plateforme innovation participative, focus courts en présentiel sur des problématiques urgentes, trophées annuels avec ou sans thème… A chaque objectif son outil : de la collecte ouverte pour chasser des innovations de rupture, au cadrage serré pour le « problem solving » et l’innovation plus incrémentale.

Adapter ses process

Les moyens humains disponibles jouent également sur la conduite à tenir : « Le flux continu demande une grande énergie pour animer la communauté, trier et sélectionner les idées » prévient Richard. Si les logiciels de Yoomap (SMI) embarquent des outils sémantiques capables de regrouper les idées similaires, reste tout de même à effectuer un tri à l’aune de la stratégie de l’entreprise, sans oublier les dimensions communication et participation, qui nécessitent l’aide d’autres départements de la maison. Il est donc souvent plus simple et plus efficace d’organiser une succession de « challenges » ciblés, sans oublier de les faire « sponsoriser » par un manager de haut niveau. « Un bon compromis peut consister à combiner un défi annuel ouvert à tous les sujets et débutant sur une plateforme et très médiatisé, avec des Innovathons plus confidentiels et cadrés » conclu Richard.

Exemple innovation participative :

  • ERDF : Trophées de l’innovation
  • EDF : Prix Pulse
  • BPCE : Trophées de l’Innovation
  • Veolia : démarche « Déclic »
  • Crédit Agricole : Trophées de l’Innovation
  • Natixis : des Innovathons en série…