Publié le 13 août 2015 Par Yoomap

"Populariser la bourse tout en restant professionnels."

Tel était l’objectif ambitieux d’EuroTitres, département de Natixis, et leader français de la conservation de titres financiers. Conscient que l’innovation passe par l’ouverture et nécessite un état d’esprit ainsi que des méthodes adaptées, son directeur avait choisi de lancer un Innovathon Yoomap.

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Un process issu de l'entrepreneuriat

Pour trouver des idées, et les mettre en œuvre en un temps record, les start-up ont fait leurs preuves. L' Innovathon Yoomap formalise ainsi les modes de pensée, et surtout d'actions, des jeunes pousses.

"Cette approche s'applique particulièrement bien aux projets de type "problem solving" dans un environnement contraint : on part d'un enjeu identifié, et on cherche des solutions en équipe, avec le concours de compétences extérieures" explique Mathieu Lafaye, DG et co-fondateur de Yoomap. Reste ensuite à passer de l'idée au projet, par une succession d'étapes d'ouverture, de critique (constructive !), de consolidation, de prototypage… "

"Outre sa rapidité, cette méthodologie agile, très itérative, permet d'amender, voire de modifier significativement, le projet en cours d'évolution. On est loin du triptyque conception/cahier des charges/recette !" ajoute Mathieu.

30 jours, 30 participants, 5 idées, 1 projet gagnantNatixis 1

C'est donc du 5 mai au 2 juin 2015 que 30 collaborateurs d'EuroTitres, aux profils très variés (âge, formation, métier…), ont planché sur les moyens de booster la bourse en ligne pour les clients de leurs clients (EuroTitres propose ses services en B2B à des réseaux bancaires).

Première étape : une semaine d'idéation, durant laquelle plus de 200 idées ont été émises par les participants, discutées en ligne et soumises au vote (des participants entre eux, mais aussi d'experts internes conviés pour l'occasion, et du comité de direction).

C'est donc autour des 5 idées retenues que les équipes ont ensuite co-construit des projets concrets en 9 ateliers et avec une aide exogène. Ont ainsi participé : des "coaches", des facilitateurs graphiques, des start-up, des experts en finance et en FinTech, des entrepreneurs, des experts de l'innovation (BPI, Paris&Co), des développeurs informatiques….
"L'apport de start-up et d'experts externes à l'entreprise – et même au secteur – permet non seulement d'aller très vite, mais aussi d'inspirer les équipes, tout en démontrant la pertinence de l'Open Innovation" analyse Merete Buljo, chief digital officer de Natixis, et organisatrice de l'évènement.

Après la création de leur POC (Proof Of Concept : prototype, démonstrateur…), les équipes ont enfin travaillé sur leur pitch : la présentation courte, vivante, et surtout convaincante, de leur projet.
"Savoir pitcher est fondamental car les vainqueurs devaient réellement déployer leur idée à l'issue de l'Innovathon. Il leur fallait être en mesure de convaincre et d'animer tout un écosystème, en interne et en externe" ajoute Mathieu.
Une étape importante donc, qui a d'ailleurs totalement chamboulé les pronostics au moment de la présentation finale : une équipe jusqu'alors challenger l'a finalement emporté…

Un succès complet

"Au delà de la mise sur le marché d'une nouveauté prometteuse et porteuse de valeur pour nos clients, cet Innovathon nous a permis de franchir le cap de la pratique, c'est-à-dire de passer de la créativité à l'innovation, de démontrer à chacun de nos collaborateurs qu'il est capable de partir d'une idée et de la mettre en œuvre, grâce aux synergies apportées par une équipe ouverte sur l'extérieur. C'est donc également une démarche d'état d'esprit sur le long terme" explique Merete.

Un succès qui s'explique en grande partie par la conjonction de plusieurs éléments clés : une problématique précise ; un véritable leadership des dirigeants sur le sujet ; une bonne communication interne en amont, pendant, et après l'Innovathon ; et un bon casting, c'est-à-dire des participants aux profils très divers… qui sont désormais amis autant que collègues.

"Voilà qui démontre que le digital ne s'oppose pas aux aventures humaines" conclut Merete.